Les Maliens étaient appelés aux urnes ce dimanche 18 juin 2023 pour se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution proposé par les Autorités de la Transition.
En ce jour de référendum, que fait exactement la HAC ? Éléments de réponse avec Seydou Sissouma membre de la HAC.
La mission de la Haute Autorité de la Communication, en ce jour d’élection c’est le monitoring des médias, c’est de s’assurer que le travail des journalistes se fait à la fois dans les meilleures conditions possibles ainsi que dans le respect des règles qui doivent être observées un jour de vote.
Il est utile de préciser que pour préparer cette journée électorale, nous avons eu une séance de travail avec l’URTEL et LAMATEL qui sont les deux organisations faitières de tout ce qui est radio ou télévision privées, au Mali étant entendu que l’ORTM, les médias du service public audiovisuels restent, en matière de régulation, encore dans le giron du Comité de l’égal accès aux médias d’Etats.
L’avant veille du scrutin, nous avons eu une séance de travail avec les faitières AMATEL et l’URTEL pour nous accorder sur les points d’attention qu’on doit avoir ce dimanche par rapport au travail des médias,
Ces points d’attention, nous les avons traduits sous la forme d’une grille de suivi appelée « Grille de suivi des points de violations » ; des points dont la non observation pouvait être considérée comme des manquement dans le travail des journalistes. Compte tenu de la superficie du pays, il fallait aussi trouver les personnes-ressources pour faire ce travail sur le terrain.
L’URTEL et l’AMATEL ont un réseau assez étoffé, nous avons décidé ensemble de nous appuyer sur ces points focaux. Au niveau du siège ici, nous sommes restés en contact avec tous ces points focaux qui ont assuré l’observation du travail des médias sur le terrain pour nous remonter les informations sur l’ensemble du territoire national, y compris les nouvelles régions, Nara, Dioro, Koutiala, Bougouni, San… A l’exception de Taoudéni ou l’URTEL nous fait savoir qu’ils n’ont pas de radio.
Le district de Bamako a été largement pris en compte par le travail du centre de monitoring et du contrôle des médias de la HAC.
A l’issue d’une longue journée de monitorage, les membres du Collège ont fait un point de situation en fin de journée à la fermeture des bureaux de vote.
La HAC s’est réjouie de la bonne couverture des opérations de vote par les médias, car aucun rapport ne signalait de manquements notoires à l’éthique et à la déontologie, ainsi qu’aux autres règles à observer en matière de traitement de l’information durant un jour de scrutin. Les émissions radio ou télé qui nous ont été signalées dans la journée avaient plutôt un contenu citoyen appelant les populations « à un vote massif » sans orientation pouvant influencer le choix.
L’autre souci que l’on peut avoir aussi, c’est les conditions dans lesquelles les journalistes font ce travail, les moments politiques sont parfois des moments assez sensibles ; peut-être un peu moins dans un scrutin référendaire parce qu’il n’y ; a pas l’enjeu de compétions entre des personnes, les populations se prononcent sur des textes qui sont des textes essentiels à la vie de la nation.
La HAC a souci de savoir que les journalistes font leur travail sans faire l’objet de menace, d’intimidation ou même d’atteinte à leur personne. Aucun incident n’a été signalé sur ce terrain également. Les journalistes ont pu librement couvrir le scrutin.
A la clôture du scrutin, après un dernier tour de table, la HAC a consigné toutes ces observations dans un communiqué sur le scrutin référendaire du 18 juin 2023 qui a été diffusé dans la soirée par les médias.
Propos recueillis par la Cellule communication de la HAC