Le président Ibrahim Manzo Diallo et sa délégation ont été accueillis par le Président de la Haute Autorité de la Communication HAC Gaoussou Coulibaly et quelques membres du Collège.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens de coopération déjà existants entre les deux pays mais aussi et surtout entre les Instances de Régulation de l’espace AES.
La délégation de l’Observatoire National de la Communication du Niger était ce mercredi 15 avril 2026 au cabinet de la HAC où elle a été reçue par le Président Gaoussou Coulibaly.
Après les salutations d’usage, une séance de travail a démarré entre les deux parties.
Le président Gaoussou Coulibaly a fait une présentation de la HAC, de sa genèse à nos jours, les grandes actions qui ont été menées telles que la lutte contre la publicité des médicaments traditionnels, les récents appels à candidatures, le concours sur l’inclusion dans les médias, qui connait un grand succès, le rôle central du centre du monitoring et de contrôle des médias qui comme son nom l’indique est un outil chargé de la veille , du contrôle et de l’analyse des médias audiovisuel.
A ce jour, il contrôle 24/24 h/7j/7j 24 chaines de télévision, 36 radios.
Des difficultés demeurent : les non-paiements des redevances et le manquement aux règles d’éthique et de déontologie du journalisme qui entrainent souvent des sanctions allant de l’avertissement à la suspension du média en cause pour une durée déterminée voire indéterminée.
Monsieur Ibrahim Manzo Diallo a indiqué que l’observatoire qu’il dirige existe depuis seulement 5 mois mais avec un passé bien expérimenté en matière de régulation.
Sa première sortie s’est orientée sur le Mali qu’il considère comme pays frère et dont l’expérience est un atout de taille pour les missions qui lui ont été confiées par les plus hautes autorités de son pays.
Le président de l’autorité de régulation du Niger, avec l’équipe qui l’accompagne, a dressé la situation de son pays en matière de régulation qui est encore confronté à la problématique de la publicité sur la pharmacopée, pratique illicite qui nuit gravement à la santé des populations, le problème de régulation du système numérique qui ne figure pas dans leurs attributions, autant de similitudes et de différences qu’avec le Mali.
Les régulateurs du Mali et du Niger ont aussi convenu de la création de la Plateforme des Régulateurs des Médias et de la Communication des Etats de l‘AES PREMAC/AES, un projet commun qui répond à des défis communs de désinformation, de manipulation de l’influence extérieure.
Elle devra être présentée à la Régulation du Burkina Faso avant d’être validé par toutes les parties prenantes.
